Posté le 29.06.2008 par psychospoon
On est bientôt à 3000 visiteurs, les enfants!!! Ca fait plaisir non?
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Posté le 29.06.2008 par psychospoon
... Que je n'ai pas posté, alors au lieu de faire ma flemme, je me dis "tiens, je vais leur donner un peu de nouveau."
Bonjoursoir, cher(e)s lecteurtrices que je vous aime très fort.
Comment ça va-t-y? Moi bien, je suppose que vous êtes tous au courant de ma situation de chercheuse d'emploi, s'pas? Bon ben récemment, j'ai postulé à une annonce qui proposait de devenir, je cite, "agent de recherches privées" pour le compte d'une societé dont je tairai le nom. Intriguée, je vais me renseigner un (tout petit) peu plus en avant, et je découvre qu'en gros ce terme barbare est équivalent à celui de "détective privé".
Alors moi (vous me connaissez), je me voyais déjà (en haut de l'affiche, oui obligé fallait que je la fasse), imperméable mastic, appareil photo miniaturisé, planquée dans une voiture (le fait de ne pas avoir le permis n'entrave en rien mes fantasmes) en train de prendre des clichés comptomettants de maris trompant leur femme, de gros industriels en pleine corruption voire, pourquoi pas, de notre Nico national en tutu rose, suppliant son Italienne de l'attacher au radiateur, le tout en écoutant le dernier speech de Ségo remixé par Mika.
Oui, mes choupinets dodus, je me voyais déjà maîtresse de l'espionnage, docteur ès discrètion, devenant une ombre, apprenant de mes contemporains le moindre détail embarrassant, mouahahahaha!
Ben non.
Mais alors non, hein.
Moi, toute joie (comme une conne), je postule à l'offre, la tête pleine d'Eliot Ness, de Sherlok Holmes et d'Inspecteur gadget (quoi que moi au lieu de gogogadgetobras ça serait plutôt gogogadgetogras, mais baste).
Quelques jours plus tard, une dame me rappelle pour me dire, ô joie, que j'ai été retenue pour participer à la session de recrutement.
Toute joie, encore une fois comme une conne, j'appelle ma chérie à son travail pour la prévenir, nous partageons notre hilarité puis je vaque à mes passionnantes occupations.
A la suite de quoi ma charmante moitié me rappelle pour me dire "heu... ça va pas te plaire".
Je me renseigne donc plus amplement sur le boulot auquel j'ai postulé, pour découvrir qu'en gros, c'était une boîte qui rachète les très vieilles dettes des gens auprès des organismes de crédit bien au delà des 2 ans de prescription, puis harcèle les gens en question pour leur réclamer le fric qu'en général ils ont totalement zappé.
Un exemple pour illustrer?
Madame Chombier achète une 4L en 79 et la paye en prenant un crédit auprès d'un organisme X. Pour on ne sait quelle raison, elle ne paye pas le crédit en entier, et doit la somme de 400€ (je parle en euros directement c'est moins compliqué).
L'organisme X a légalement deux ans pour réclamer à Madame Chombier les 400€ via tribunal blablabla, au delà de cette période si rien n'a été fait et qu'il n'existe pas d'injonction de payer, il y a prescription et la petite madame ne doit plus rien.
Bon, ça c'est dans les faits.
Là ou la boîte dans laquelle je devais (peut-être) bosser intervient, que j'appelerais societé Y (original, huh?), c'est là:
La societé Y, dans sa grandeur d'âme, rachète à l'organisme de crédit X les dettes de Madame Chombier, bien après que l'organisme X en ait encore quelque chose à carrer, puis harcèle Madame Chombier au téléphone pour lui rappeler fermement sa dette de 1979, sans aucun document légal derrière, mais sachant suffisamment jouer de la menace et de l'intimidation passive pour que la petite dame ne se pose pas la question, et crache les sous.
Et moi, j'aurais été la personne qui se procure les coordonnées de Madame Chombier (qui a bien changé d'adresse 2 fois entre 1979 et 2008) par tous les moyens possibles (y compris appeler son ancienne concierge, sa soeur, son ex-voisine, tout ça), et qui, quand je tombe dessus, lui aurait dit que c'est pas bien ce qu'elle a fait et que si elle paye pas elle va avoir de gros ennuis, c'est moi qui vous le dit, et comment ça vous ne vous rappelez pas de cette dette de 1979?
Bon. Alors je ne suis pas quelqu'un qui a des millions de principes inébranlables gravés dans le marbre et auxquels je ne déroge jamais... mais ça, je peux pas. Donc j'y suis pas allé. Parce que je voudrais encore pouvoir me regarder dans une glace, mine de rien c'est utile pour se coiffer... comprenez?
Voili voilou mes petits poulets (ça me fait rire, que voulez-vous), je suis pas encore à une note par jour, mais j'avance!
Des bisous!
A bientôt!
Spoon, qui essaie.
Posté le 09.06.2008 par psychospoon
Mes lecteurounets, je suis joie, je suis hilarité, que dis-je, je suis hilarijoie.
Dans ma constante recherche (si si) de thèmes pour vous faire rire, j'en ai une bien bonne, et c'est pas celle de la pute borgne et du belge unijambiste.
Un soir il y a peu, je me trouvais chez une amie lorsque nous prit à la gorge l'envie soudaine d'écouter des chansons nazes... Vous serez d'accord pour dire que ça peut arriver à n'importe qui. C'est juste qu'on a pas tous la même définition du terme "naze".
Me voilà donc sur deezer en train de chercher des chanteurs tous plus has beens les uns que les autres (Dave, C.Jérôme qui, sans vouloir être vache, si, a dû changer, Stone et Charden et autres...) et là, prise d'une soudaine illumination, pleine des souvenirs de la Chance aux Chansons regardée chez ma mamie, je pense "Michèle Torr!!!! Mais bien sûr, celle qui s'appelle Michèle et qu'on emmène danser ce soir..."
Ravie de mon idée, je me mets à chercher Michèle Torr sur deezer, espérant trouver "Je m'appelle Michèle", chanson qui nous fait une belle jambe au bout du bras...(Moi je m'appelle Spoon et j'en fais pas un disque, tout le monde s'en contretamponne les tympans avec des carburateurs de pocket bikes, et le monde a bien raison... Si encore elle s'appelait Cunégonde ou Syphilis ça aurait pu être marrant, mais je m'égare...).
Or, ce que, dans mon innocence, j'ignorais, c'est que notre blondasse nationale avait sorti un nouveau disque!!!! Si!!!! C'est presque grabataire, et ça sort un disque!!!! Et quel disque!!! Bon, j'avoue que n'étant que moyennement tolérante à l'orgue Bontempi et aux boîte à rythmes, je ne l'ai pas écouté en entier... Mais celle que j'ai écouté, Mesdamezémessieurs!!! Quelle chanson!!!! Faut que j'arrête de mettre des points d'exclamation partout!!!!!!!!!!!!!!!!! Mais je peux pas!!!!!! Je!!!! Peux!!! Pas!!!!!
Une seconde, je me calme.
*Inspire*
*Expire*
*Inspire*
*Expire*
*Inspire*
*Tousse*
*Hyperventile*
*Tombe*
*Se relève péniblement*
*Expire*
Voilà qui est mieux. Bon, je suppose que vous en avez marre du suspense, hein? Allez c'est parti:
La chanson s'appelle "Si on se voyait ce soir", et compte tenu des paroles, elle aurait aussi bien pu l'appeler "c'était mieux avant". Apparemment elle a dû se rancarder auprès de son petit-fils sur les méthodes de communication des d'jeuns et s'apercevoir que compter fleurette en faisant tomber son mouchoir aux pieds d'un joli garçon bien comme il faut, c'était drôlement plus romantique que de se créer un profil sur Meetic.
Michèle, donc, édifiée par ce manque d'eau-de-rose, décide d'écrire une chanson engagée, parce que fichtre, ça va bien comme ça. S'emparant de sa plume sergent-major, Michèle, rebelle, calligraphie aussitôt ses paroles, modeste fer de lance contre le temps qu'il fait rien que d'avancer et de faire du progrès, l'outrecuidant:
(Je tiens à signaler que, incapable de retrouver les paroles de cette chanson sur internet, je les ai tapées en écoutant ladite chanson ad nauseam, juste pour vous faire rire... si c'est pas du sacrifice...)
On ne se parle plus, on se regarde à peine,
La tendresse des rues traîne sur MSN,
(??? la "tendresse des rues???)
On s'envoie des textos sur un écran docile,
(c'est vrai, mon écran m'a jamais mordue)
Mais où sont donc passés tous nos bons vieux coups d'fil?
(t'as pas le téléphone Mimi?)
On ne se parle plus, on se regarde à peine,
On oublie trop souvent de se dire "je t'aime"
Si on s'voyait ce soir, simple face-à-face,
Qu'on se touche du regard, que nos mains s'enlacent,
Si on s'voyait ce soir assis sur un banc,
Toi et moi quelque part, comme avant
(j'aime beaucoup le "comme avant")
Simplement
(apparemment Mimi a du mal avec le langage SMS, elle réclame de la simplicité)
Les touches d'un clavier, une souris qui s'emballe,
(ma phrase préférée, la souris folle!)
On se raconte l'amour un peu loin des étoiles,
Tu graves tes caresses sur un beau CD-Rom,
(là c'est la Twilight Zone...)
Tu f'rais mieux d'm'inviter à Venise ou à Rome
(Heureusement que Rome et Rom ça rime)
Si on s'voyait ce soir, simple face-à-face,
Qu'on se touche du regard, que nos mains s'enlacent,
Si on s'voyait ce soir assis sur un banc,
Toi et moi quelque part, comme avant
(bis)
Si on s'voyait ce soir?
Comme avant...
Quand tu m'emmenais dans ce petit restaurant
(qui a explosé depuis MSN)
Quand je n'étais que cette petite française que tu séduisais
(Michèle Torr, fière de sa francitude)
En chantant mes idoles
Et mes succès
(les siens à elle? Son rencard lui chantait qu'il s'appelait Michèle??? Les boules...)
On ne se parle plus, on se regarde à peine,
On oublie trop souvent de se dire "je t'aime"
Si on s'voyait ce soir, simple face-à-face,
Qu'on se touche du regard, que nos mains s'enlacent,
Si on s'voyait ce soir assis sur un banc,
Toi et moi quelque part, comme avant
(bis)
Simplement...
VOILA. Alors pour ceux qui auraient du mal à me croire quand à la pathétique niaiserie mâtinée de vague rebellion anti technologie, j'ai pris soin de prouver ce que j'avance:
http://www.deezer.com/track/515945
Pour ceux qui auront le courage d'écouter...
Alors moi je dis ça fait du bien d'avoir des chanteurs engagés de nos jours, en ces périodes de guerre, d'épidémies, de VIH, de criminalité, d'injustice sociale, ça fait du bien d'avoir des chanteuses engagées comme Michèle qui nous disent que MSN et les textos, c'est tout pourri.
Merci Michèle.
Posté le 02.06.2008 par psychospoon
Mes amis, mes amours, mes lecteurs adorés, mes copains: Nous avons internet!!! J'ai d'ores et déjà envoyé un courrier à notre président bien aimé pour lui demander de décréter ce jour fête nationale. Enfin nous sommes à nouveau "connected to people" comme dirait le slogan anglais d'un portable japonais qui n'est pas le mien. Ô joie, ô soulagement indicible qui est le mien (et celui de ma douce moitié, MSN addict en diable).
Si vous saviez, mes choupinous, à quel point nous (enfin surtout ma moitié) avons galéré comme des perdues pour enfin avoir internet! A la suite de quoi, évidemment, la boiboîte ne marchait pas, donc panique à bord (surtout que presque 100€ payer un technicien pour faire trois branchements ça nous faisait un peu mal...), fort heureusement un ami à moi nous a sauvé la mise en faisant les trois branchements que le technicien nous aurait fait payer la peau des coudes.
Sur ces bonnes paroles je vous abandonne, j'ai le bonheur de pointer à nouveau chez fourien, donc l'anpe me tend les bras!!!
A très vite,
Spoon
Posté le 24.03.2008 par psychospoon
Bonjour à tous cher(e)s lecteurtrices!
Juste encore une fois pour vous assurer que je pense à vous, et que dès que nous aurons fini de nous battres avec l'operateur internet que je ne citerai pas ici parce qu'il ne merite pas que je lui fasse de la pub, je serai avec vous un peu plus regulierement... Merci en tous cas pour vos commentaires qui me font toujours chaud au coeur, même ceux que je ne comprends pas.
J'ai trouvé un boulot, comme quoi ma lettre de motivation fait des merveilles...
A tres vite, promis.
Spoon
Posté le 15.02.2008 par psychospoon
Juste en passant, cher(e)s lecteurtrices, pour me justifier de mon inexcusable disparition du web: Ma moitié et moi sommes en plein déménagement/emménagement, cartons, meubles IKEA et autres joyeusetés, et dans notre nouveau chez-nous nous n'avons point encore le web, aussi ne puis-je vous tenir au courant de mes élucubrations. De plus, catapultée que je suis dans le monde des discussions sur la couleur des rideaux et l'emplacement du cadre moche avec des roses, je n'ai guère le temps de filer chez une complice pour vous tenir au courant de tout.
Soyez cependant assurés que lorsque nous serons installées, vous aurez une note digne de ce nom (pour ceux que cela intéresse).
En tous cas je ne vous oublie point!
Voilà, à très bientôt, donc.
PsychoSpoon, qui existe encore.
Posté le 08.01.2008 par psychospoon
Psycho Spoon
Rue de l'Arche Erchedemploy
***** Acédique
Tél.: ** ** ** **
Email: ******@*****.**
Objet: candidature à n'importe quel poste.
Madame, Monsieur,
Sans emploi depuis une durée que la décence m'interdit de préciser ici, je suis actuellement à la recherche d'un poste rémunéré correctement, encore que je me contenterai de peu.
Vous recherchez une âme damnée, capable d'exécuter les tâches les plus avilissantes pour une rémunération dérisoire, le tout avec le sourire? Je suis la personne qu'il vous faut. Ma soumission n'a d'égale que le désespoir dans lequel mon chômage me plonge, et je commence à trouver tentant le cirage de mocassin Gucci avec ma langue (option baskets Nike si comission).
L'ambition ne fait pas partie de mon profil, et je suis prête à m'adapter à toutes sortes d'emplois humiliant avec un enthousiasme sans faille. Peu regardante quand à la régularité de mes horaires et ignorant tout les lois du travail, je ne demande qu'à vous convaincre de ma capacité à ignorer également les droits de l'homme.
Dotée d'une bonne résistance physique, je supporte les coups avec abnégation si ceux-ci se justifient, et ne connaît pas les démarches à suivre pour porter plainte. Le travail de nuit en extérieur dans des quartiers défavorisés ne me pose pas de problème, et je saurai me dévouer corps et âme à mon nouvel employeur.
En vous remerciant par avance de l'intérêt que vous porterez à ma candidature et en vous assurant de ma totale disponibilité, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations désespérées.
Psycho Spoon
Posté le 23.12.2007 par psychospoon
Ca fait deux heures que je suis devant mon écran à chercher ce que je pourrais vous dire pour Noël et la débauche de couleurs criardes et de bons sentiments motivés par les pubs Carrefour et la musique sirupeuse dégoulinant des enceintes strétégiquement placées pour offrir aux passants infortunés une pollution sonore de plus, mais je ne trouve pas (en même temps là tout est dit).
Je préfère mille fois le premier de l'an à Noël (ceci dit je crois que je préfère aussi la Toussaint à Noël), du coup là l'inspiration me manque, à chaque fois que je me lance dans une nouvelle phrase à propos de cette merveilleuse fête commerciale imprégnée de guimauve je deviens cynique et à défaut de faire rire je fais avaler de travers. Ce qui est moins chouette surtout que la dinde c'est un peu sec, quand même.
Bon allez, je vous fais quand même un petit cadeau (image ci dessus), et je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d'année.
A très vite, je tâcherai d'être plus inspirée...!
Posté le 02.12.2007 par psychospoon et e.
... Vous allez finir par croire que je passe mon temps à raconter ma vie.
Ben vous avez raison.
Qui m'aime me suive, les autres, la petite croix en haut à droite de votre écran vous débarrassera de ce qui n'emmerde que moi (mais en fait rire quelques-uns, et c'est le but recherché).
Bonjour ou bonsoir cher(e)s lecteurtrices ((c)Léandri), comment ça va?
Moi ça va, plutôt bien, il caille mais c'est pas grave.
(Voix de circonstance) Je viens vous faire part d'un grave traumatisme (encore).
Nous avons à nouveau été victimes d'une attaque de bestiole dégueulasse. La même (enfin la même race, pas exactement la même, je doute que les scutigères véloces reviennent d'entre les morts pour se venger de leur meurtrier en écrivant avec ce qui leur sert de sang "Anna Gavalda m'a tuer" sur les murs, enfin, je me permets de me gausser avec élégance et distinction à cette seule idée).
Résumé de la situation pour les lecteurs occasionnels:
Il y a quelques temps ma marmotte et moi (j'espère que vous aurez compris qu'il s'agit de ma copine et que je ne suis pas zoophile, merci) avons subi l'invasion d'une armée de une scutigère véloce, myriapode de son état dont la vie s'est achevée à l'exact instant ou ma marmotte lui a balancé "Ensemble c'est tout" à travers la gueule. Pour voir photo du phénomène retournez quelques notes en arrière.
Or, avant hier soir, revenant de week-end, quel ne fut pas notre dégoût de nous apercevoir que, durant notre absence, une autre de ces immondices avait trouvé sympa de s'établir sur le plafond de notre chambre. Le temps que je regarde ma marmotte pour dire "berk", la bestiole avait disparu. A mon grand effroi, parce qu'au moins je pouvais la surveiller d'un oeil et m'assurer qu'elle ne nous fonçait pas dessus toutes pattes dehors (rappel aux gens non documentés: les scutigères ont 30 pattes, et c'est beaucoup. Trop.).
Ayant réussi plus ou moins à nous convaincre que la bestiole était sans doute planquée de façon définitive derrière l'étagère (ces saloperies ont peur de la lumière, si c'est pas un truc d'horreur venu du fond des ténèbres ensanglantées de l'enfer je ne sais pas ce que c'est), nous vaquâmes (?) à nos occupations. C'est à dire que Marmotte (que j'appelerai désormais "E." parce que c'est saoulant de dire "Marmotte" tout le temps, ça commence à sentir les amis de Chantal Goya) est allée se coucher, et que j'ai regardé un film. Puis je suis allée lire au lit.
Calme dans la maison, tic tac tic tac, dormez braves gens, tout va bien.
QUE DALLE, OUAIS!!!
A peine je pose les yeux sur mon bouquin (le Maître des Illusions, Donna Tartt, que je conseille, une merveille), qu'une tache sur le mur à ma gauche attire mon regard. Je me retourne et là!!!! LA!!!!
Bon ben y'avait une scutigère qui se dirigeait vers moi, quoi.
Et c'est là, cher(e)s lecteurtrices, que j'ai fait preuve d'un courage qui m'épate encore, digne des plus grands (Conan le barbare peut se rhabiller et Rambo aussi).
N'écoutant que la bravoure qui suintait de tout mes pores, j'ai...
...réveillé ma copine en hurlant.
"Réveille-toi!!! Mais réveille-toiiiiii-heuuuuuuuu!!!
- Mmm... keskispasse??? Mmmmgnnn....
- Réveille-toi, y'a une bête, elle se rapproche du liiiiiiIIIIIIIIIIIIIIT!!!!!! (fin de la phrase en crescendo hystérique, moi me rapprochant de plus en plus de l'autre côté du lit, au risque d'en faire tomber E.)
- Hein? Ah heu oui... Ah, berk! Ah... heu... passe-moi un truc pour l'écraser.
- ....
- *****, passe-moi un truc avant qu'il se barre!!!"
Devant mon efficacité de mollusque anémique shooté au Xanax (figée par l'horreur, que j'étais, Mesdamezémessieurs), E., bravement, se saisit du premier objet contondant qu'elle trouva (mon liiiiiiiiiiiiiiivre, snif), et éclata la gueule de la scutigère contre le mur, avant de laisser retomber mon liiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiivre (snif) avec une moue de dégoût.
Le bidule était mort, bien que j'aie demandé à E. de s'en assurer à moult reprises, parce que j'avais l'impression d'en avoir 150 qui me couraient dessus. Vu qu'il en restait un bout sur le mur, le doute n'était pas permis, mais parfois je suis terrorisée au delà du raisonnable (et du supportable, dirait E. sans avoir tort).
C'est ainsi que ma copine acquit pour moi l'aura d'une héroïne et ce de façon définitive, et que je sombrais dans son estime jusqu'au rang dit de "pauvre lavette au courage digne de celui d'une souris dans un élevage de siamois".
Merci.
En exclusivité sur mon blog!
Commentaire de l'héroïque E.
(alias Marmotte, mais c'est vrai que c'est saoûlant à force, et j'ai pas envie que les lecteurtrices du blog de ma copine croient qu'elle est zoophile - vous m'en verriez vexée).
Les lecteurtrices attentifs auront noté que notre arme de prédilection, lors d'une invasion de scutigère véloce (singulier revendiqué) est un livre, de préférence d'un bon poids. Non pas que nous méprisions ce genre d'objet au point d'en faire un si vil usage. Non.
Mais :
1/Leur présence est suffisamment abondante dans l'appartement pour que nous en ayons toujours un sous la main ;
2/Les livres ne polluent pas (sauf ceux d'Eric Zemmour et consorts), et comme je suis très à cheval sur l'écoresponsabilité, il n'est pas question que nous asphyxions la scutigère à coup de bombe aérosol anti insectes et saloperies rampantes.
Je vous précise que le livre est systématiquement javélisé après usage, avant de retrouver sa place sur l'étagère ou entre les mains de ma copine (qui n'oserait pas l'approcher s'il ne subissait pas ce traitement).
En espérant que cette note sera la dernière au sujet de l'immonde bestiole (car je n'ai pas envie que le blog de Spoon devienne LE site de référence des anti-scutigères véloces), je vous laisse.
Nota Bene de Spoon:
Le prochain site sur lequel je lis "comment élever les scutigères", je le bombarde de virus. Na.
Posté le 27.11.2007 par psychospoon
Bonjour. Aujourd'hui, un sujet gravissime. D'importance internationale. D'importance suffisante pour soulever en tous cas toute une ville! Enfin la moitié d'une ville! D'une petite ville...
D'importance suffisante pour arracher de TF1 une centaine de pékins, quoi...
Mais bref, car après tout qu'est-ce que le nombre, du moment qu'on a la rage? La haine? Les boules? Hein? Hein? HEIN?
Tout un peuple (et pas des moindres) se soulève, Mesdamezémessieurs, pour contrer au PERIL de leurs VIES (mettez bien l'emphase sur les mots en majuscules, s'pas?) une menace horrible, sanguinaire, et ce au mépris de l'heure du petit déjeuner et du journal de 2O heures!
Tout une ville se soulève, donc, pour stopper une invasion...
... de piafs.
Des oiseaux, quoi, finalement... Enfin des étourneaux pour être plus précise.
Je vous explique.
Je vis en compagnie de ma marmotte en Vendée, département ô combien passionnant, mais le chef -lieu de la Vendée, foutredieu, diantre, fichtre, est envahi par les étourneaux. Enfin les rues principales, celles qui ont des arbres, quoi.
Et ces petits oiseaux, qui au demeurant n'ont rien de bien méchant, ont la tendance (tellement normale), de faire pioupiou comme des malades (après tous ce sont des oiseaux, je comprendrais que ce soit inquiétant si c'était des vaches), et de chier partout du haut de leurs arbres (même remarque: heureusement que ce ne sont pas des vaches...).
Ce qui peut être ignoré avec une douce nonchalance quand il s'agit de deux piafs est déjà nettement plus difficile à oublier quand il s'agit de 15 000.
Jusque là, je comprends.
La mairie, après avoir sans doute subi la juste colère de citoyens pas contents parce que piou piou dans les noreilles et plic ploc sur les voitures, décide alors d'agir.
Que faire pour agir contre des oiseaux?
Je vous le donne en mille...
Allez un petit effort...
Non, toujours pas?
Eh ben on rameute tous les citoyens pas contents pour leur demander de faire le plus de bruit possible autour des heures de sieste des piafs pour qu'ils aient peur et qu'ils foutent le camp...
Hitchcock doit se retourner dans sa tombe.
C'est ainsi qu'au lieu de se retrouver le soir et très tôt le matin en compagnie d'oiseaux qui pioupioutent, on entend pendant quelques jours une centaine de gens bien intentionnés qui tapent sur des casseroles avec des cuillères en bois.
Moi ça m'épate, sans doute parce que je ne suis pas familiarisée avec tout ça (je viens de la mer, nous les cris des mouettes ont les aime, en tous cas on les hait pas au point d'aller klaxonner dans la rue à 7heures le matin...).
Tout ça dans le but de faire fuir quelques centaines de piafs dont on est à peu près certains qu'ils renviendront.
C'est beau, j'en pleurerais...
Avant ce que l'on appelle "campagne d'effarouchement", on avait donc les pioupious, qui agaçaient tellement certaines personnes qu'ils tapaient dans leurs casseroles sans qu'on leur demande (cet esprit de citoyenneté, c'est émouvant).
Ce qui donnait donc, alors que j'essayais (par exemple) d'avoir une conversation normale:
"pioupioupioupioupioupioupioupioupioupiou
-BANGBNLANGDLINGBLANG bordel de fuck!
-???...??? PIOUPIOUPIOUPIOUPIOUPIOUPIOU
-RHAAAAAA!!! BLANG BLANG BLANG BLANG didiou!!!!
-.............................................. PIOUPIOUPIOUPIOUPIOUPIOU!!!"
Et ce pendant deux heures...
Alors que bon, fenêtres fermées, les oiseaux ne sont jamais que des oiseaux, hein...
Enfin, que voulez-vous, la tranquilité est à ce prix. La mairie fait même des frais, d'ailleurs, puisqu'elle distribue des "Tap-tap" (genre de boudins qu'ont tape l'un contre l'autre) aux citoyens désireux de faire fuir les cuicuis.
Bon ceci dit c'est vrai que quand on passe dans cette rue entre deux déchargements de fientes ça sent la volière, et des fois vaut mieux se couvrir la tête...
Ceci dit entre traverser une rue en vitesse et être réveillée à 7h du mat par des bruits de batteries de cuisine et des hauts-parleurs diffusant des cris de prédateurs (alors là aussi c'est drôle, parce que je ne vois vraiment pas à quels animaux peuvent appartenir ces cris, si ce n'est des aigles de 400 kilos croisés avec des éléphants, le tout pété au schnaps et essayant d'imiter Jeanne Moreau...), mon choix est fait...
Enfin bref, on va croire que je ne suis jamais contente, et ben C'EST LE CAS, NA, J'ASSUMEEEEE!!!
Je vous laisse ici, heureuse d'avoir pu exorciser mon incompréhension totale face à la haine qu'inspirent ces petites bébêtes à plumes bruyantes qui chient partout.
A bientôt, cher(e)s lecteutrices...